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mardi 25 octobre 2022

Une septième autoédition en cours : la collection "Horlart" s'agrandit...

Les mois filent, les contingences professionnelles interagissent avec les envies personnelles se heurtant elles-mêmes à des préoccupations intellectuelles concernant nos modes de vie actuels. Et longtemps — trop longtemps de mon point de vue, les projets d'illustrations, de dessins et de livres en textes-images s'interrompent, végètent, bloquent.

L'imminence d'un salon du Livre, d'un petit marché d'artisans, d'une exposition d'Arts visuels... me met à chaque fois le pied à l'étrier. C'est comme me passer une commande. Dans les plus brefs délais, je dois réfléchir, produire et concrétiser les envies, les projets. 

Dans la perspective de ma seconde participation au Salon SOBD, le salon parisien de la Bande Dessinée qui se tiendra les 2, 3 et 4 décembre prochains à la Halle des blancs Manteaux, dans le 4ème arrondissement, j'ai mis le pied à l'étrier. Enfin !

En cours d'achèvement, un nouveau projet d'album intitulé Un bestiaire Sage :


Pour lire un complément d'information sur ce septième album en autoédition, c'est ici.

©ema dée

vendredi 7 octobre 2022

Situation plastique n°5 : Un abécédaire en plein désordre

Parmi mes petites obsessions en matière de création, je veux dire, mes motifs ou sujet de prédilection et/ ou de recherche artistique (et littéraire), il y a l'abécédaire. Je crois d'ailleurs qu'avec le dessin de personnages et la mise en images de récits, l'abécédaire constitue chez moi un sujet à part entière — obsédant et véritablement passionnant !

Dans mon cheminement créatif et mes réalisations, il a pris et continue de prendre des formes variées. Avec le recul que permet l'écriture, je réalise que toutes ces formes représentent plus que des étapes vers MON grand abécédaire. Elles sont déjà une manière de questionner ce qui est à la fois un genre de livre, une manière ordonnée et normée de présenter l'information quelle qu'elle soit et un objet plastique. 

J'ai ainsi fabriqué de multiples objets, à la faveur de carnets de croquis — détournés ou d'une thématique qui s'est présentée, par exemple, pendant mes études et que j'ai pu développer en parallèle. Créés dans des délais très courts, ils sont des sortes d'avant-projets, des notes d'intention qui se matérialisent concrètement. Un jour, en pleine introspection, je crée, à partir de taches d'encre noire et de réseaux de lignes entrelacées dessinées au stylo violet, un abécédaire mélancolique ; un autre jour, je propose une présentation alphabétique mais désordonnée de l'Oeuvre de Kveta Pacovskà. (L'artiste tchèque réalise notamment des abécédaires qu'elle nomme ces petits "livres-architectures".) Là, dans un épais carnet reconverti en objet artistique et pédagogique, se mêlent au fil des pages, collages, écritures, dessins, découpages et jeux graphiques autour des lettres.

Aujourd'hui, je reviens sur une création plastique récente conçue à partir d'un sujet qui m'a été imposé au cours de mes études universitaires en Art plastiques : À l'envers. Le sujet était accompagné de plusieurs documents iconographiques dont une reproduction d'une œuvre picturale du peintre hollandais Jan Steen, intitulée Upside Down (Le Monde à l'envers) et datant de 1663 (ci-dessus). Ça a été une découverte. Déjà, la modernité du titre ! Ensuite, l'atmosphère délicieusement grivoise voire carrément provocatrice et irrévérencieuse de cette scène de genre, dans laquelle tout nous est livré de manière frontale. (Rappelons qu'à la même époque et dans le même pays, Johannes Vermeer peint de petites femmes d'intérieur potelées, seules, occupées et muettes, de profil ou tête humblement baissée, dans des scènes silencieuses et des espaces profonds aux portes entrouvertes.) 

Chez Steen, le monde n'est pas silencieux. Au contraire, diverses choses ont eu lieu et se déroulent encore autour de cette maitresse de maison au visage félin et au sourire diablement coquin. Et cette attitude plus qu'engageante ! Et la mise des uns et des autres ! Une joyeuse beuverie ? Un lendemain de fête ? La scène mêle généreusement confusion et ordre, morale religieuse et mœurs légères, exubérance et contrition.

Ma production reprend certains des éléments plastiques et iconographiques qui composent ce tableau. Plus particulièrement, je me suis intéressée aux corps, aux objets et aux animaux représentés ainsi qu'à la palette chromatique utilisée par l'artiste, allant du jaune d'or au brun terre de sienne en passant par le rouge grenat ou le blanc. Je n'ai cependant pas été insensible à la relation entre permission et interdit sociaux qui me semble aussi être en jeu dans ce tableau. Pour penser plastiquement "À l'envers", ,j'ai eu recours à un procédé consistant à déconstruire les images en fragments et à les reconstituer en partie, un peu à la manière d'une artiste surréaliste, par associations et glissements : objets et corps se décomposent ici et se recomposent ailleurs grâce à des rencontres fortuites. En utilisant du calque et un feutre pinceau, les membres des uns rejoignent les parties des autres. 

Mon idée ? Obtenir une galerie de figures imaginaires hybrides. Un parti-pris qui vient résonner avec un questionnement sur l'identité, sa nature et ses métamorphoses. Il s'est agi de me fabriquer une sorte de cabinet de curiosités. La toile de J. Steen offre en effet une multitude de rencontres possibles tant la toile abonde de représentations et présentations d'objets, d'animaux, d'êtres humains et d'une vie remuante — et dissolue !

Mais, à ce stade, le projet n'est pas pensé comme un abécédaire. Je suis surtout préoccupée par l'aspect final et sa mise en scène : les figures étranges et hilares, tracées en noir sur papier calque puis découpées, sont simplement collées sur des feuilles de papier carrées Montval. Cela compose cependant déjà un joyeux bazar de formes. Une de ces formes me fait penser soudain à une lettre : la petite obsession remonte à la surface...

Un Grand Désordre. Collages, papier calque, matériaux divers, fil de fer recuit 

et papier aquarelle Montval. Tous formats

Les lettres de ce nouvel abécédaire sont fabriquées dans différents matériaux. Je les ai choisis pour leurs caractéristiques plastiques chromatiques — en résonance, bien sûr, avec celles du tableau. Souvent, j'ai suivi la "voix" de ce matériau : j'ai trouvé des formes suggestives dans ses aspérités, sa texture, sa couleur. Avec un peu d'imagination, je vois un L qui s'est formé dans un petit bout de plâtre, un V apparaît alors que j'enlève un anneau de colle séchée sur le bord d'un pot en plastique, un T se dévoile dans les déchirures d'un bout de skaï... À d'autres moments, je ne peux fonctionner par interprétation, par projection, comme on verrait des formes dans un nuage ou une tache d'encre. Je décide donc que dans un matériau précis, je ferai une forme précise : dans des cheveux noués entourant du fil de fer, un S ; un D dans les franges d'un ruban de bolduc, ou un M dans des restes de peinture acrylique maculant un morceau de scotch. 

Et que dire de la composition ? Qu'elle obéit à des lois d'équilibre personnelles. Pour l'assemblage-montage final, je suis préoccupée par la redondance que je traque, par le mouvement que je souhaite clairement visible, et par le ton de la proposition plastique qui doit apparaître de cet ensemble tel un poème visuel. Le projet initial consistant à suspendre les carrés illustrés à la manière des installations d'Annette Messager ne prend pas, ouvre sur des difficultés. Je solutionne le problème en assumant franchement l'abécédaire en désordre qui sourd de ce projet de galerie. Toutes les lettres-images seront réunies entres elles par des fils de fer. Et je me fabrique une œuvre ludique et singulière : certaines lettres manquent, d'autres sont répétées et je joue avec la tension entre le plein et le vide.

©ema dée

mercredi 7 septembre 2022

En route pour un premier bestiaire en autoédition : nouveau sujet nouvelle méthode de création ?

Les vacances ont du bon. Après moultes péripéties professionnelles, je reprends le chemin de la création avec un premier projet de bestiaire qui viendra enrichir Horlart, un ensemble de livres en autoédition en cours depuis 2018. 

Pour respecter la "ligne éditoriale" de la collection, ce livre en images-textes sera de format carré de 15 cm x 15 cm, imprimé en couleurs ; il aura cependant une identité propre. En effet, tout l'intérêt de cette publication en impression à la demande est de me permettre de mettre en avant un goût certain pour l'exploration permanente et la recherche à contraintes, tant dans le traitement graphique des images que dans le choix du style d'écriture de référence.

Une autre caractéristique de Horlart est qu'elle prend appui sur un premier travail créatif en work in progress qui m'a permis, durant mes études en Écriture créative, en Art contemporain et en Arts appliqués, de produire un peu tous les jours, avec des outils graphiques divers. 

Un bestiaire sage — c'est le titre de ce 8ème album ne déroge pas à une règle qui a prouvé sa valeur à l'intérieur de ma démarche d'autrice-illustratrice. Il débute par la reprise des dessins d'animaux faits au feutre de couleur, sur papier blanc de petit format carré. Au cours de cette étape incontournable du projet, de nouvelles images sont créées, débarrassées de certains détails de l'image d'origine ; parfois, il s'agira de complètement l'actualiser. Je décide lesquelles de ces images figureront dans le projet final en cours de route, selon que la reprise est réussie ou peu satisfaisante.

Qui dit nouveau projet dit nouvelle méthode de travail ? En effet. Pour moi, cela signifie à la fois remise en question et dans le même mouvement solidification d'une position choisie depuis mon tout premier livre autoédité dans la collection, La femme polymorphique. Autrement dit, c'est rechercher une forme d'expression nouvelle ou la variante d'un parti-pris déjà expérimenté, à l'intérieur toutefois d'un cadre établi et assuré — invariant, donc. Les moments de panique forcément rencontrés  — et j'en ai rencontrés ! — sont tout à la fois source de doute et de création.   

Des images d'origine, je conserve ce qui me semble bien se tenir, même avec la distance du temps qui permet la prise de recul et donne au regard, je l'espère, une forme d'expérience et d'acuité juste ; je reprends et précise les propositions graphiques faibles. Je crée aussi des dessins d'animaux inexistants dans le travail d'origine parce que le projet qui se développe me semble le commander, alors. 

L'option "tout en couleurs" au feutre d'hier est abandonnée au profit d'une palette chromatique resserrée : sept couleurs numériques sont retenues. Cette réduction accentue positivement tout en l'organisant l'interprétation fantaisiste des animaux composant le bestiaire de départ. 

Que dire des textes ? Ils prennent appui sur les phrases verbales accompagnant les premiers portraits d'animaux. Ils se déploient, se modulent, résonnent avec les images qui se montent autour d'une nouvelle envie : composer des décors ! Des images qui se montent, oui, car les scènes animales successives naissent de la manipulation et du collage d'éléments entre eux, dessinés à part, les uns à la suite des autres. Le montage — numérique — répond au montage réalisé en papier.

Modèles * hommes, 3ème livre autoédité, propose des portraits masculins imaginaires tragi-comiques, mon 5ème album On veut de l'amour propose quant à lui des historiettes amoureuses en prose. Ce projet-ci, pour sa part, articule images et mots autour de l'idée d'une sagesse populaire revisitée. Ainsi, le livre égrène des formules proches et changeantes : sentence, conseil, message, ruse, sagesse, solution, morale, loi, confidence, promesse, devise, sermon, etc...

Ce 8ème projet d'album, à destination des lecteurs·trices de 0 à 77 ans voire 99 ans, ouvre sur un champ des possibles en matière de pistes de créations à venir : le collage, l'animation... le diorama !  

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Pour m'aider à trouver à quelles formes je ne voulais pas que mon bestiaire ressemble et me renseigner sur le traitement de ce thème dans l'Art, j'ai lu, consulté, feuilleté — dénichés dans ma médiathèque municipale, les ouvrages suivants :

Bestiaire indien, éd. Actes Sud Junior 2007  ;

Été, calendrier poétique japonais, textes d'Alain Kerven et illustrations d'Ana Chechile, éd. Grandir, 1982

Petit bestiaire, textes de Guillaume Apollinaire et illustrations de Béatrice Alemagna, éd. Gallimard Jeunesse, 2000

Popov et Samothrase, le bestiaire de Janik Coat, éd. Mémo 2005

Les désirs des animaux, poèmes de Chiara Carminati et illustrations de Pia Valentinis, éd. Grandir, 2009

Bestiaire, l'Animal dans l'Art, de Hubert Comte, éd. La Renaissance du Livre, 2001

© ema dée

jeudi 26 mai 2022

Nouvelle création "livresque" originale - Partie 1 : ARBORAISSANCES

Je présente aujourd’hui une exploration en texte-image sous une nouvelle forme. Elle tire parti d'un de mes supports de prédilection, le papier, elle a recours à l’image imprimée et consiste en la fabrication d’objets à collectionner. Cette nouvelle forme vient répondre après-coup à un questionnement déjà soulevé par une de mes autoéditions et qui est la suivante : "Comment offrir des lectures individuelles privées, qui puissent ouvrir en même temps sur des possibilités de développements de lectures et d’échanges collectifs, à partir d’une même proposition concrète ?"

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 Exploration n° 1 : ARBORAISSANCES, un arbre, des arbres

Il s'agit d'exposer une variation personnelle sur la thématique de l'arbre, à partir de fragments d'expériences antérieures (graphiques, physiques et émotionnelles). Ils mettent en valeur des modes d'impression différents, et ce, sur des supports tels que le papier calque épais, le papier kraft brun non ligné, le papier dessin C à grain fin ou le papier aquarelle grenu. Ont donc été utilisés le laser, le traceur (ou impression grand format en jet d'encre) et la risographie (procédé actualisant l'usage du duplicopieur à des fins exploratoires et artistiques).


À chacun·e, en regardant les images, en les touchant selon son envie et/ ou en lisant le texte qui leur est associé, d'explorer, d'interroger, d'imaginer sa propre relation à l'arbre, la nature, l'environnement : est-elle poétique, humoristique, viscérale, distante, nostalgique, utilitaire, ludique... ou tout à la fois ?

 ©ema dée

mercredi 25 mai 2022

Nouvelle création "livresque" originale - Partie 2 : ALORS, ON DANSE ?

Ces premiers imagiers en boîte prennent vie à la faveur d’un choix d’images autour de thèmes centraux ou transversaux récurrents. Successivement, l’Arbre (pluriel), (le corps de) la Danse, les Choses (chères) et l’Animal (ici, les poissons). Les boîtes sont créées selon un modèle simple et sobre, garantissant à son contenu un accès le plus direct et permettant quelques fantaisies le visuel de « couverture » s'adapte à chacun des thèmes.

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Exploration n°2 : ALORS, ON DANSE ?   

Procédant par métonymies et/ ou jeux d'associations, c'est ici un ensemble d'images qui s'amuse à évoquer le corps de la danse : par la pratique (seule ou en groupe), par son genre (sportive ou favorisant plus la grâce), par ce qui la caractérise, comme sa rigueur ou au contraire, le grain de folie qu'elle requiert ou favorise. Et, un texte à vif, livré comme une confidence, qui plonge ses racines dans un souvenir d'enfance dont le contenu résonne encore dans le présent, ravivant le goût doux-amer de/ pour la danse.

Peut-être ai-je été influencée par le fait d'avoir vu récemment des longs métrages sur ce sujet. Par exemple : En Corps de Cédric Klapisch (2022) traitant de réparation et proposant un regard croisé "Danse contemporaine versus Danse classique", ou Allons enfants, un documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai (2022), tourné dans un lycée parisien qui s'est lancé un défi : celui de mettre en œuvre une spécialité Danse Hip-Hop en  y intégrant des élèves issus·es d'établissements scolaires difficiles ou non "favorisés".

Ou s'agit-il simplement de partager avec chacun·e l'amour du mouvement en rythmes et gestes harmonieux et/ou désorganisés ? Le besoin d'expression qui passe par le corps ?... Alors, on danse ?

©ema dée

mardi 24 mai 2022

Nouvelle création "livresque" originale - Partie 3 : BIEN DES CHOSES

L’idée est de proposer des sortes de surprises au format de poche, dont le contenu et l' invitation à s'exploiter varierait selon le thème traité. Car, chaque imagier répond à une manière d’explorer le sujet que sont le corps, le souvenir ou la biodiversité. Celui-ci est chaque fois vu sous trois angles : celui du récit - un texte bref et personnel, celui de l’image qui se déploie en une série de 12 à 15 vues, et celui du lien qui se tisse entre l’image ou les images ensemble et le texte bref, selon des modalités non formulées directement. 

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Exploration n°3 : BIEN DES CHOSES

Les objets, les êtres, les actions, sont des choses qui vivent en moi et chez moi une existence et un destin singuliers, hors normes... c'est ainsi que je propose d'entrer dans cette collection d'images-ci issues de la reproduction de dessins appartenant à des époques distinctes, tous imprimées sur un papier très blanc et dans des nuances bleutées.

 
Le choix de l'impression est une question qui fait partie intégrante de ma réflexion. J'apprendrai tout au long de ce projet d'imagiers en boîte à jouer, par exemple, avec les hasards de la reproduction sur papier photo brillant ou à composer avec des différences de colorimétrie. Ce fut particulièrement le cas pour Bien des choses.
 
 
Les nuances bleutées rappelant la couleur du stylo Bic ou des encres utilisées pour écrire au stylo à plume répondent parfaitement à la tonalité de cet imagier : une forme de nostalgie qui sourd à travers le trait dessiné et les mots écrits, composés et réunis autour d'un sentiment ambivalent de perte et de ravissement.

 
Comme une manière de s'autoriser, seul·e ou à plusieurs, à faire l'inventaire des choses précieuses. Ces choses à la fois proches et lointaines. Courantes et rares...

©ema dée

lundi 23 mai 2022

Nouvelle création "livresque" originale - Partie 4 : AQUARIUS

Ainsi, les séries d’images des imagiers en boite sont  imprimées en noir et blanc ou en couleurs, si possible, sur différents supports pour proposer une expérience visuelle comme esthétique, à chaque fois renouvelée. Des images, c’est-à-dire, on l'aura compris, la reproduction en petit format carré de dessins originaux + un récit bref, relevant souvent de l’autofiction = une invitation littéraire, graphique, plastique et ludique = une expérience de lectures sensibles.

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Exploration n°4 : AQUARIUS 

L'objet de l'imagier créé n'est pas déterminé à l'avance, certes, néanmoins, les choix thématiques, les orientations esthétiques et parti-pris littéraires travaillent des questions qui touchent à ma démarche de création plus globalement et guident en quelque sorte l'intention. Je m'intéresse notamment à ce qui a trait à la Nature, à l'Environnement.  Bien sûr pour des raisons écologiques évidentes. Je qualifie d'"écologique", ma préoccupation pour la manière dont je vis avec et dans mon environnement, en particulier domestique, urbain, professionnel -  en définitive, culturel. Une autre raison explique que je me passionne pour la représentation graphique des animaux, ici les poissons. J'y vois une forme d'expression de l'identité, sa richesse et sa variabilité selon l'angle où l'on se place ou celui qu'on choisit de valoriser. En accord ou en désaccord.


 
Ce faisant, Aquarius, c'est d'abord, s'amuser avec les formes naturellement diverses et diversifiées" qu'offre et produit la Nature que je me suis plu à représenter en utilisant plusieurs outils : pinceau, plume, encre aquarelle, carte à gratter, marqueur, stylo à bille... C'est ensuite se lancer le défi de chercher à en proposer des formes "naturellement composites". Et, pourquoi pas ?, explorer sa propre relation aux formes plurielles en s'adonnant à une lecture tactile de ce méli-mélo

©ema dée