samedi 13 février 2021

Trois déclarations d'amour : c'est ta Saint-Valentin !

C'est la Saint-Valentin ! Et la minute, l'heure, le jour !, de se montrer tout particulièrement attentif et attentive à l'autre ; on n'attend pas forcément les journées de célébration pour fêter l'Amour, mais en ce jour de fête, quand même, on a mis les petits pieds dans ses grandes chaussettes, pardon, on a mis ses vastes petons dans les minuscules chausses, non, ce n'est pas ça non plus, préférons plutôt : on s'est mis sur son 14 pour se dire des mots forts, fous et fantastiques !

Sur Le Horlart, on aime à danser sur un rythme ternaire ; voici donc trois mémorables déclarations, un aphorisme suivi d'une image et deux lectures à voix haute, d'abord d'un poème-liste ensuite d'un monologue (à ne pas mettre entre toutes les oreilles) :

1 - La rose déclaration de la Couturière :"Être bien assortis-es, c'est aussi être semblables dans sa remarquable différence". 

Pour regarder l'image de l'amour de la Couturière, ouvrez les yeux, c'est juste en dessous :

Elle contient un petit test de vision binoculaire. Retrouverez-vous
les mots de l'amour dessinés au feutre qui s'y sont cachés ?

2 - La verte déclaration de l'Ogresse. Pour l'écouter, cliquez sur le cartouche ci-dessous :

Et pour lire les premiers mots d'amour de l'Ogresse, ce sera par là.  

 

3 - La rouge déclaration de l'Assassin. Pour l'écouter, cliquez sur le cartouche ci-dessous. Attention ! la violence cynique du texte peut choquer les publics non avertis.   

Et pour lire les premiers mots d'amour de l'Assassin, ce sera par ici.

Note : ce texte-ci emprunte certains de ses mots à des récits brefs écrits par l'écrivain québecois Yves Thériault ; le personnage du narrateur est, quant à lui, librement inspiré du personnage d'Irène dans "Sale affaire" (Quand la mère monte, un film de Y. Moreau et de G. Porte, 2004.)

©ema dée

jeudi 4 février 2021

À propos de "Modèles * hommes" : une typologie poético-humeuristique de caractères masculins

Je présente aujourd'hui et un peu plus longuement l'album en texte-image  Modèles * hommes.  Pour (re)découvrir les projets déjà édités (collection Horlart et hors collection), les livres non encore publiés ainsi que l'ensemble de ma démarche de création livresque,  c'est ici. (On pourra également voir certaines de ces autoéditions en live au prochain salon SoBD 2021.)

Modèles * hommes est pour sa part publié en 2019. Ce petit album carré — 40 pages —, est né de mon envie d'écrire sur "l'autre moitié du genre humain", de m'amuser à construire une typologie de caractères imaginaires à partir d'une série de bonshommes dessinés à la plume en 2016 et de lever d'un cran mes exigence en matière de typographie et de mise en page du texte, dont je parle peu en définitive. Surtout, ce projet s'est présenté comme une évidence après l'autoédition de l'album La femme polymorphique, qui, comme son titre le suggère, traite poétiquement de la femme, et de Profeels.com qui, contrairement à son titre, présente de face et sur papier un ensemble de personnages des deux sexes. Par conséquent, écrire sur les hommes m'a semblé aller de soi.

 

Héritier de ces deux précédents livres donc, Modèles * hommes est une suite de figures, masculines introduites par un texte. Je n'ai pas voulu pour ce projet-ci élaborer une mise en scène sophistiquée pour les images ; j'ai davantage réfléchi au texte et aux modalités des genres narratifs et descriptifs. Répondant à mon besoin d'écrire plus et de composer plus, le texte s'autorise en effet à être plus bavard que d'habitude ; il conserve néanmoins la verve poétique et le ton humoristique déjà expérimentés à travers la collection Horlart ainsi qu'une inclinaison pour une forme d'écriture ramassée.  

Vous avez dit "mise en page" et "typographie" ? Il faut dire que pour ce projet, j'ai multiplié les difficultés et ai cherché à répondre aux diverses questions soulevées : comment introduire un aparté, une pensée intérieure d'un personnage ? Pourquoi choisir le tiret plutôt que la parenthèse ? Peut-on user de trop de points-virgules ? Comment introduire convenablement les dialogues, les citations ? Comment mettre par écrit un truc que j'adore faire, redire ce que je viens de dire comme si je me citais moi-même ?... bref pour composer le texte agréablement ET judicieusement pour relever le défi je me suis tout particulièrement appuyée sur le Lexique des règles typographiques, en usage à l'Imprimerie nationale, éd. 1990. Certes, l'ouvrage n'est pas tout jeune mais je n'ai rien trouvé de mieux pour l'instant.

Le texte, un portrait en une page, s'attache à décrire et à écrire sur ce qui constitue une personnalité, attention !, du point de vue du livre : une sorte de mélange entre un comportement, un physique, un style vestimentaire, des humeurs, des qualités, des défauts, des envies, des rêves. Chacun des 18 portraits littéraires est le résultat d'une composition ; chacun se focalise selon le cas sur l'un ou l'autre des aspects que je viens de citer.  Autrement dit, ce que tait le texte, l'image peut le suggérer, ce que l'image dit, le texte peut venir le préciser, ou le contredire, pour mieux illustrer le fait que mettre des textes en rapport avec des images relève, selon moi, d'une construction singulière, affutée ET ajustée. 

Le binôme "texte + image" fondé sur la recherche d'une complémentarité, constitue une personnalité, un motif... un modèle * homme.

Du  fringant célibataire à moustaches à l'hyperactif introspectif  en passant par le décideur stoïque, chaque figure est ici le résultat d'un processus créatif en trois étapes :
 
En premier, le jaillissement. Oui, mes bonshommes, je le pense, ont littéralement jailli du blanc de la feuille de post-it. Car, je n'ai pas fait de croquis préalable au sens de dessiner l'idée que j'avais dans la tête. Je n'avais rien dans la tête d'aussi précis. C'est dans les premières traces laissées au crayon par ma main sur le petit carré de papier blanc  9 cm x 9 cm , qu'au fil des jours des figures ont manifesté leur présence. Étrangement, comme si elles étaient comprimées dans la main, maintenues dans le cœur, dans l'attente et qu'à la faveur des premiers traits jetés, il leur était permis d'affleurer. 
 
Ensuite, la détermination des formes. Un genre se dessine, une attitude, un caractère cherchent à se préciser. Tout cela sera pris tel que, comme cela apparaît, c'est-à-dire sans censure. Chaque jour à ma table d'atelier, un petit corps, trapu, rondouillard, élancé, en action ou posant, parfois difforme, tranquillement sous les coups de crayon, se détermine. Je m'imagine alors des centaines de petits êtres singuliers, pressés et contenus là entre la main, l'esprit et la feuille, dans l'expectative qu'enfin !, je me décide à tous les libérer depuis les tréfonds de mon imagination.
 
Puis, la ressemblance à. Avec un trait plus résolu, à la plume et au lavis d'encre de Chine, la figure se caractérise, l'être se fixe et le caractère s'autonomise de l'état de "brouillon", se hisse dans l'état de dessin terminé. Cependant, au moment de faire le livre, je réalise qu'il me faudra quand même un peu reprendre l'ensemble, réajuster, homogénéiser, parfois embellir, je redessine mes bonshommes au feutre fin puis je les colorie au crayon, avec un nombre limité de couleurs : jaune, vert, bleu, orange, marron et noir.
 
 
Le bleu sera aussi la couleur de fond sur lequel les textes seront imprimés, j'aime les conventions, les habitudes qui font autorité, surtout, j'aime les correspondances, les liens même subtils, quasi invisibles. Ici ce n'est pas le cas, pas de finesse, la couleur bleu garçon se promène dans tout l'album, et cela, je l'ai fait sciemment. (Je rappelle que pour La Femme polymorphique, je ne me suis pas gênée, j'ai utilisé un rose quasiment fluo pour la couverture et un rose bonbon pour les pages intérieures.)

En arrière-plan de ce nouveau projet de la collection Horlart, en dehors de mon goût non dissimulé pour les conventions qui ouvrent sur un terrain familier, deux éléments :
 
) l'idée (à débattre) qu'un sujet se définit relativement à, c'est-à-dire à partir de ce qui se dit de lui et non pas, seulement, à partir de ce qu'il pense de lui et ce qu'il pense être pour les autres ; 
 
2°) le jeu, manie ou tendance, consistant à imaginer la personnalité de l'autre uniquement à partir de son apparence vestimentaire, comportementale et/ ou physique.  Les textes sont ainsi écrits en fonction de ce que propose de lui chaque personnage dessiné... plus un brin d'extrapolation.
 
Pour faire plus clair : qui n'a pas succombé à l'irrésistible envie de deviner la vie du tout nouveau collègue assis seul à la table d'à côté à la cantine du boulot ? Qui ne s'est pas amusé à imaginer les dialogues d'un couple installé l'un en face de l'autre dans un pub ? Qui n'a pas dessiné dans sa tête le portrait acide de sa voisine de palier et parfois répandu, par un sens puéril du jeu des conversations, des commérages à son propos ? Enfin, qui ne s'est pas retrouvé-e face à un inconnu avec la conviction de le reconnaître sans parvenir à savoir pourquoi et d'où, laissant en soi une désagréable sensation de déjà-vu-mais-où-ça-au-fait ?

Ou, peut-être a-t-on en soi le temps et les expériences aidant comme un inventaire complet des principales caractéristiques humaines les plus répandues parmi les autres, peut-être qu'elles se combinent entre elles pour former des individus caractéristiques ou qu'elles aident à définir des types... qui sait ? 
 
   
Quelques confidences à propos de la couverture : pourquoi des fleurs ? J'avais envie d'expérimenter un visuel différent mais qui renseignerait sur le contenu d'un autre point de vue étant donné que le titre me semblait déjà assez évocateur. La maquette finale de ce projet est le fruit d'une intense réflexion personnelle : "Devais-je choisir de représenter un petit personnage sur la couverture pour faire un clin d’œil, annoncer la suite ? Cela n'était-il pas redondant avec le titre ? Cela ne révèlerait-il pas trop du contenu du livre ?" J'ai finalement opté pour le motif de fleurs dont les couleurs et le style reprennent le parti-pris graphique des pages illustrées à savoir : un trait rond et naïf rehaussé ou rempli de bleu, de vert, de jaune, d'orange, de marron ou de noir. Cela introduit aussi, je le pense, un léger effet de décalage, qui, je l'espère, titillera la curiosité des lectrices et des lecteurs et sera compris.

Le livre se termine comme pour les autres titres de la collection Horlart par une surprise sonore à ma façon (un 19ème portrait !) ; il est possible d'y accéder depuis le blog vers ma plateforme d'écoute Ema Dée sur Soundcloud grâce au visuel ci-dessous :

https://soundcloud.com/user-492317834/portrait-modele-homme-ema-dee

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Comme à mon habitude, j'explore le sujet en faisant un pas de côté, mais pas complètement. Et ce pour vous parler d'une science de l'étude du caractère, la caractérologie, qui se distingue de la physiognomonie, par exemple, et à laquelle je m'intéresse ponctuellement. C'est la capacité (développée, entretenue, non innée) de "déduire" la personnalité de quelqu'un à partir d'un certain nombre de critères (biologiques, sociologiques...) L'autre science, la seconde, — plus polémique dans les usages qui en ont été faits à un moment donné à ce que  j'ai compris — consiste à déterminer à partir des traits du visage certains aspects de la personnalité. On glisse doucement vers le délit de faciès, non ? 
 
Il ne s'agit pas du tout de cela ici. Mais de désir !
 
Je crois que ma tendance à me livrer à une sorte de caractérologie (ou à une étude de caractères "maison") a quelque chose à voir avec ma fascination pour le dessin caricaturiste et pour deux grands pourvoyeurs de personnages imaginaires, le dessin animé et la Littérature.  Ici, je raconte la vie en bref d'hommes que j'ai composés de toutes pièces ; ils incarnent des attitudes comme les mannequins hommes véhiculent une idée de séduction ou un idéal de beauté dans les magazines de mode. Le livre Modèles * hommes m'a donné l'occasion de réunir de petits bonshommes "réalistes" et ce double désir de représentation et de fictions (narratives).

©ema dée

lundi 1 février 2021

EmaTom renverse la tendance et signe un joli portrait double du signe du Verseau !

Ema Dée + Thomas = EmaTom* qui va emmitouflé de bleu par les routes de la création s'interroge actuellement sur la bonne humeur à avoir en ce très curieux mois de février. La météo du cœur sera au goût du moment avec le  second signe : les Verseau

"Cette année, grâce à sa nature légère et à son charme discret, Monsieur Verseau redonnera véritablement ses lettres de noblesse à la maladresse et à la distraction. Il sera l'éléphant racé dans la délicate boutique de porcelaine et de caprices simples que tient la rêveuse Madame Verseau. Elle, d'ordinaire autoritaire et si empressée, saura accueillir avec à-propos ces témoignages d'intérêt aussi surprenants que fantaisistes."

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*Un nouveau projet créatif à quatre mains

En 2011, je réalise une petite série de dessins intitulée Le Zodiaque amoureux. Des feuilles carrées (encore !), de format réduit (encore !), des feutres, de l'encre Ecoline et des pinceaux fins me suffiront pour imaginer des mignonnes saynètes aux couleurs tendres, représentant les signes astrologiques. Ici, il fleure bon d'être amoureux, on goûte le plaisir de jouer de la musique ou de cuisiner à deux, on apprécie d'être ensemble ou de se rencontrer, franchement, sans cacher son caractère, gommer ses imperfections ou feindre d'être quelqu'un d'autre. Imaginez dans l'ambiance festive d'un petit café - restaurant culturel cosy (3 fourchettes au menu), les 12 signes du zodiaque, les unes distinguées, les autres drôles, cocasses ou maladroits, mélomanes ou poètes, gourmands ! 

Par goût pour le dessin en work in progress, les défis graphiques et les collaborations artistiques (1 + 1 = 3, c'est bien connu !), je propose à Thomas de réactualiser cette série que j'affectionne ; au fil des mois de cette année, il l'adaptera, la réinterprétera, à sa guise, dans la technique qui est la sienne actuellement, le dessin numérique. Et au fil des publications mensuelles sur les blogs Le Horlart et Improzine, se glissera une nouvelle image tout en couleurs, motifs, charme et humour accompagnée d'une prédiction ajustée. C'est ainsi que dix ans plus tard, tout en conservant son côté joli dessin miniature, le Zodiaque amoureux  fait peau neuve  !

Et pour mémoire, voici un lien sur un autre exemple de collaboration, mais dans un style  très différent, le calendrier 2019 hommage (grinçant) aux faits divers   :

http://www.lehorlart.com/2019/01/fait-divers-EmaTom-2019.html

©ema dée ©Thomas ©EmaTom

vendredi 22 janvier 2021

Un anniversaire from future to past in the present day... attention : hommage !

 

Pour célébrer cet évènement qui a lieu une fois par an, invariablement à la même date, quasi à la même heure, un dessin anniversaire en forme d'hommage au cinéma pop-corn des années 1980-1990. Où l'on s'imaginait que dans le futur, en l'An 2000, on voyagerait à bord de voitures volantes. Où l'on s'imaginait que, dans le future, en l'An 2000 !, on aurait accès à des milliers de chaînes TV depuis un écran holographique. Où l'on s'imaginait un monde commandé par des d'I.A. , un monde où l'on consommerait des repas complets en tubes, en cubes, en paillettes à faire gonfler au micro-ondes. Où l'on s'imaginait... STOP ! 

J'oublie l'essentiel,  cher Thomas, aujourd'hui c'est ton anniversaire ! Il aura lieu dans le future à la même date et dans le passé à la même date mais pas du même point de vue : si ce n'est pas faire l'expérience from future to past into the present day ! *

(Et c'est là que réside toute la géniale puissance de l'imagination au service du dess(e)in, c'est-à-dire la capacité à donner corps à une forme d'immédiat impossible, à proposer des parcours alternatifs dans lesquels se projeter et à explorer le champ des possibles, je veux dire, repousser les limites que nous impose notre propre corps et que nous impose la réalité telle qu'elle nous est servie au quotidien, n'en déplaise à celles et ceux persuadées-és que faire de l'art et que voir l'Art sont deux choses inessentielles.)

* Et pour celles et ceux qui se demandent : mais à quoi est-il fait référence ici ? Je réponds : à la trilogie cinéma Back to the Future réalisée par Robert Zemeckis et sortie entre 1985 et 1990.

©ema dée

vendredi 15 janvier 2021

EmaTom vous prédit une année 2021 pleine d'excellente choses : régalez-vous !

Ema Dée + Thomas = EmaTom* enfile son costume à quatre pattes élégantes (si robustes !) et vous souhaite plein d'excellentes choses pour cette année 2021 qui commence (on croit très fort en sa capacité à s'améliorer de manière significative ! ) avec le premier signe : les Capricorne

"En 2021, Madame Capricorne voudra faire ce qu'il lui plaît enfin ! Aussi, elle osera prendre bien des risques et plus encore, pour se faire remarquer à tout prix, usera de mille charmes et de mille et un artifices pour réussir. Monsieur Capricorne, monument de générosité cette année, saura user et abuser de patience, de compréhension et de finesse d'esprit pour accompagner sa dulcinée dans ses trépidantes et artistiques aventures. On leur souhaite tout le bonheur, la joie et le rire possible !"

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*Un nouveau projet créatif à quatre mains

En 2011, je réalise une petite série de dessins intitulée Le Zodiaque amoureux. Des feuilles carrées (encore !), de format réduit (encore !), des feutres, de l'encre Ecoline et des pinceaux fins me suffiront pour imaginer des mignonnes "saynètes" aux couleurs tendres, représentant les signes astrologiques. Ici, il fleure bon d'être amoureux, on goûte le plaisir de jouer de la musique ou de cuisiner à deux, on apprécie d'être ensemble ou de se rencontrer, franchement, sans cacher son caractère, gommer ses imperfections ou feindre d'être quelqu'un d'autre. Imaginez dans l'ambiance festive d'un petit café - restaurant culturel cosy (3 fourchettes au menu), les 12 signes du zodiaque, les unes distinguées, les autres drôles, cocasses ou maladroits, mélomanes ou poètes, gourmands ! 

Par goût pour le dessin en work in progress, les défis graphiques et les collaborations artistiques (1 + 1 = 3, c'est bien connu !), je propose à Thomas de réactualiser cette série que j'affectionne ; au fil des mois de cette année, il l'adaptera, la réinterprétera, à sa guise, dans la technique qui est la sienne actuellement, le dessin numérique. Et au fil des publications mensuelles sur les blogs Le Horlart et Improzine, se glissera une nouvelle image tout en couleurs, motifs, charme et humour accompagnée d'une prédiction ajustée. C'est ainsi que dix ans plus tard, tout en conservant son côté joli dessin miniature, le Zodiaque amoureux  fait peau neuve  !

Et pour mémoire, voici un lien sur un autre exemple de collaboration, mais dans un style  très différent, le calendrier 2019 hommage (grinçant) aux faits divers   :

http://www.lehorlart.com/2019/01/fait-divers-EmaTom-2019.html

©ema dée ©Thomas ©EmaTom

jeudi 14 janvier 2021

Profeels.com, un livre aux 26 petits parcours de vie professionnelle et plus si...

Faisant suite à un premier article publié en juillet 2019, le texte qui suit entend revenir sur l'identité originale du livre autoédité profeels.com, en particulier au regard du parti-pris graphique de la couverture et des pages intérieures.

Ouvrir ce petit album d'une cinquantaine de pages, c'est faire des rencontres.

26 personnalités différentes 26 postulants, attendent d'être vues ; elles s'affichent avec brièveté, humour et poésie ; quelques mots suffisent pour les caractériser ; et l'on saura l'essentiel à propos de leur parcours professionnel, leurs goûts, leur devise dans la vie... La mise en scène du lien texte-image repose sur une suite de fiches descriptives associées, à chaque fois, à un portrait en couleurs sur un fond lui aussi en couleur. Avec brièveté certes, mais toujours de manière singulière afin de marquer les mémoires (des lectrices et des lecteurs) et se faire remarquer.

 Petit diaporama de personnages "hauts en couleur".

Hommes et femmes de profeels.com furent d'abord dessinés au feutre et au feutre pinceau sur des post-it dans le cadre d'un projet en work in progress dont j'ai déjà vastement parlé dans d'autres articles : le horlart à 1,99.  Je me permets d'écrire ici quelques lignes à son sujet pour rappeler de quoi il s'agit. Le but du projet était au préalable de privilégier ce qui je montrais peu jusque-là voire pas du tout, le dessin brut fait avec peu de moyens et surtout en un minimum de temps comme l'esquisse poussée d'une idée. Par minimum de temps, il faut entendre 5 à 15 minutes passées par dessin. Un temps court, sciemment cadré, m'obligeant ainsi à faire feu de tout bois c'est-à-dire de n'importe quoi se traçant sur ma feuille. Ce qui m'a rarement permis de présenter en ligne un rendu maîtrisé ou "abouti" et c'est tant mieux ! (Comme il est bon parfois de s'autoriser un dessin sans étude préparatoire.)

Abouti : adjectif souvent entendu prononcer dans mon parcours d'illustratrice par d'autres que moi pour qualifier mes œuvres ou mes projets graphiques, sans que je comprenne vraiment à quoi cela correspond concrètement dans la mesure où, selon moi, il n'y a que l'artiste qui peut penser en elle-même et estimer que son travail est abouti. "Abouti" a signifié dans ce projet-ci, par exemple, que le dessin tel qu'il était publié me paraissait incomplet, méritant que je procède, à un autre moment, plus tard, à une éventuelle transformation. C'est pourquoi, au fil de ce projet, a pointé le bout de son nez la nécessité d'une valorisation par le biais d'une création livresque protéiforme : livre d'artiste, livre objet, livre illustré, fanzine, carnet réflexif illustré...

Ouvrir ce petit album commence donc par la couverture.

Pour elle, j'ai créé un motif carrelé duquel surgit une moitié de tête pour une couverture en pot-pourri, aux couleurs chatoyantes et combinées : bleu, orange, rouge, vert, jaune, violet et noir. Ce parti-pris graphique n'est pas une référence grossière à un album jeunesse à succès ni à de l'art abstrait naïvement reproduit. Il est tout simplement un rappel des couleurs utilisées pour la mise en page intérieure de mes petits portraits ; en outre, il renvoie à l'ambition du projet, présenter un panel de personnages différents et hauts en couleur.              

Ici, on se raconte ; ici, on se dévoile. Écoutez !

Trouver une couverture est une étape délicate et passionnante. Délicate d'abord, parce qu'elle doit avoir un rapport avec le contenu qui soit d'une évidence troublante. Dans la plupart des cas, même s'il est ténu, ce lien doit exister. De plus, rien ne prémunit l'artiste de se livrer à un pastiche involontaire, c'est-à-dire, reproduire sans le vouloir quelque chose qui a été vu auparavant, qui se serait imprimé en elle, dans sa mémoire, et qui est refait par elle, en étant persuadée d'avoir trouvé une solution originale et inédite. Délicate étape encore, car une mauvaise couverture dessert le livre soit en biaisant la juste perception de son contenu soit en créant une attente qui sera déçue ensuite, une fois le livre ouvert. 

Le dessinateur de bandes dessinées américain Charles Burns explique notamment qu'il met beaucoup de temps à concevoir ses couvertures ; pour lui, elles doivent refléter avec précision l'intérieur de sa bande dessinée, l'histoire et la manière dont il la raconte, montrant une prise en compte de la forme comme du fond. Pour ma part, je regrette toujours qu'une bande dessinée en noir et blanc soit publiée avec une couverture en couleurs, même si je sais que cela répond autant à une habitude visuelle qu'à une volonté commerciale et parfois même artistique (cas des comic books ou des mangas). Et très curieusement l'inverse ne se produit jamais.

Néanmoins, créer une couverture se révélera à chaque fois une étape passionnante. Cela parce qu'elle permet de tâtonner, d'explorer, d'expérimenter dans les vastes territoires que constituent le titre, la typographique et ses polices de caractères, la composition, les possibilités offertes par l'impression en matière de papiers comme de finitions (dorure, relief, saturation de couleurs, fenêtre, découpe, rabats)... Cela parce qu'au bout du compte, la couverture commence et termine le livre.

Ouvrir ce petit album continue avec son contenu.

Côté gauche. On remarque d'emblée le semblable redoublement de la lettre "e" dans la graphie titre et celle des prénoms. On remarque également les catégories choisies pour servir de support à une présentation à la fois homogène et néanmoins variée : "âge", "profession", "aime", "déteste", "son profeel favori", "son rêve", "sa devise". On remarque enfin le petit dessin en noir et blanc, avatar posé dans le bas de chaque fiche, qui la termine agréablement. Agréablement et judicieusement, car c'est à chaque fois un clin d’œil amusé à un postulant ou à une postulante. Côté droit. Un portrait épaule et frontal prend place dans un espace abstrait représenté par un fond mat et plein. Si l'on pense soudain à une photographie de classe ou à un photomaton fantaisie, on aura raison, c'était le but. La disproportion entre la taille des personnages et l'espace dans lequel chacun et chacune est mise en œuvre volontairement : écrasement par le cadre (de vie, du travail, de ses désirs...) ? Recherche d'un effet comique décalé ? Peut-être. Ce qui est certain, en tout cas, c'est qu'ici tout le monde s'est donné le mot pour apparaître dans une grande simplicité (voire une forme de radicalité).

Ouvrir ce petit album invite à s'interroger.

Pourquoi ce double "e" ? Pourquoi recourir à des "fiches" plutôt qu'à un texte bref dont j'aime dire qu'il me convient parfaitement ? Et pourquoi ces métiers-ci ? Quelle est la véritable nature de cet album qui n'est clairement pas un guide à l'usage des conseillères d'orientation ? Profeels.com ne s'attache pas à caractériser des professions, en effet.  Il faut davantage voir cet album comme la concrétisation d'une idée personnelle liée à une lecture pleine d'auto-dérision de mon propre parcours professionnel* : 

—  Imaginer faire se rencontrer mon expérience pratique et théorique de certains métiers et des portraits d'hommes et de femmes imaginaires ;

Chercher par la magie de la mise en page, une manière qui fasse sens, c'est-à-dire que chacun et chacune prennent vie page après page, deviennent familiers et proches. 

 — Enfin,  vouloir qu'à la faveur de cette rencontre, se révèle un microcosme tel que peut le représenter un site de rencontres ou un réseau professionnel, où parfois, les pseudonymes remplacent les prénoms d'usage et surtout, où l'on cherche à (ap)paraître sous son meilleur profil. 

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*Puisque j'ai été tour à tour, en rêve ou dans la vie réelle, équilibriste, animatrice de centre de vacances, téléactrice, caissière, modèle vivant, arracheuse de dents, art-thérapeute, vendeuse de reproductions d’œuvres d'art, chanteuse dans le métro, serveuse, cliente mystère, assistante de conservation en bibliothèques, artiste, avaleuse de couteaux, intervenante spécialisée en art, magasinière, baby-sitter, clown photographe reporter, meneuse de revue, chercheuse d'emploi, fleuriste, magicienne et journaliste-rédactrice iconographe pour la radio.

Sinon, pour accéder au tout premier article sur ce projet publié sur le Horlart sous le titre Caractères et bons mots dans un second album carré : suite de mes autoéditions, c'est ci-après :

http://www.lehorlart.com/2019/07/autoedition-ema-dee-portraits-2019.html 

Enfin, assumant d'être à nouveau hors-sujet, et pour celles et ceux que cela intéresse, je signale un article passionnant de Jean-Paul Gabilliet sur l'esthétique de l'auteur Charles Burns ; il est accessible ici :  

 https://journals.openedition.org/sillagescritiques/9579

©ema dée

dimanche 10 janvier 2021

Encours 2 : Présenter l'arbre-fragment d'expériences de recherches, d'introspections et de contacts

Recherches arboricoles graphiques textuelles gestuelles plastiques sonores littéraires artistiques enfantines et adolescentes, j'ouvre un carnet de recherches sur l'arbre. À entrées multiples et multipliées. Accumulation de gestes de la pensée verrouillée au corps, ouvrant l'accès à mon arbre, l'idée fixe se réveille à la surface de la conscience, me poursuit ; je poursuis mon idée fixe : tendre vers une cartographie de l'arbre qui vit dans ma mémoire.  Pas le choix alors, je reprends et poursuis donc un projet ébauché en amont de mon Master en Création littéraire et commencé durant cette formation universitaire.

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Le sujet, l'Arbre, qui en 2014 balbutiait ses intentions et ses formes, cherchant son plus bel ambassadeur parmi ses troupes,  fut moqué ; on se moqua de la volonté de l'Arbre de sortir d'un confinement mental posé par la pudeur, l'oubli ou la peur de mal faire ; diverses essences, d'âges variables, poussant dans des territoires distincts de ma mémoire et qui montraient las d'être encagés et muselés le bout de leurs branches, furent raillés ; on leur demanda de justifier leur présence ; on mit en doute l'idée qu'ils intéressent quelqu'un quelque part à un moment donné ; on leur demanda de briller de l'éclat des choses faciles à lire, faciles à comprendre, rapidement oubliables ; on demanda à mon Arbre d'étinceler de fadeur, telle une chose ordinaire recouverte d'une fine couche de lieux communs ; on le pressa d'être d'emblée constitué, on le priva de ce qu'on accorde tout naturellement aux autres : du temps, de la patience et de l'attention, de la confiance. L'Arbre de ma mémoire devait prendre le temps qu'il fallait pour se constituer en sujet fort, costaud, emblématique, merveilleux, d'abord pour lui-même, ensuite pour les autres.

Multiples tentatives de cerner la question (2014 - 2020)

Aussi l'Arbre eut-il du mal à se faire comprendre. Aussi eut-il du mal à se prendre au sérieux lui-même alors qu'il sentait dans sa sève son bon droit, son droit au chapitre, son droit à la parole et à l'écoute. Il sentait sa fragilité, il pressentait néanmoins sa pertinence, sans pouvoir expliquer pourquoi. Aussi eut-il du mal à se définir correctement. À se projeter de manière dynamique. Il résista à une monstration spectaculaire, simplement par timidité. Mais devait-il se définir aussi vite ? Non. Devait-il si rapidement se présenter comme définitif ? Non ! Ce qu'il convenait d'abord de faire, c'était de le laisser s'exprimer, sans détour, sans lui poser aucune entrave. De le laisser s'accomplir dans une exploration, quitte à se perdre un peu dans ses propres méandres. Consciente de ce qu'engageait la réflexion entreprise dans le compagnonnage d'un autre  individu de mon espèce (mais pas de la même nature), je savais que cette exploration était bornée par le format du suivi de recherche. Il devait y avoir exploration, oui, il devait aussi y avoir prise d'indépendance, rébellion. De manière contingente, il y aurait ensuite le temps du retour vers l'autre. C'est ce qui ne fut pas compris. Cette nécessaire et temporaire promenade hors du cadre ne fut pas comprise dans ses finalités pratiques.


 

La forme circulaire du développement de l'Arbre résonnait avec la forme circulaire de ses interrogations identitaires. On lui demanda de quelle essence particulière il était, il ne le savait pas au juste. Il savait qu'il était, il savait qu'il voulait, il savait qu'il adviendrait. Mais concernant sa véritable nature, son habitat de référence, rien. Et alors ! Il élabora sous couvert d'être simplement une lubie, de ressembler à une quête sans but ni faim ni honneur, un projet d'auto-dévoilement intéressant des facettes plurielles. Ces facettes se dévoilèrent à lui, en effet, au fil d'une recherche elle aussi plurielle : l'écriture créative, le dessin d'étude et d'invention, la lecture documentaire et poétique. Le temps, surtout la logique de la formation en Master lui donna raison ; en Master 1, l'étudiante, au gré d'explorations multiples — et de contacts multipliés avec des horizons hétéroclites —  à la faveur d'un grand nombre de cours ou d'ateliers pratiques, se définit en sujet chercheuse et définit son objet de recherche. 
 
Recherches arboricoles graphiques textuelles gestuelles plastiques sonores littéraires artistiques enfantines et adolescentes. L'ouverture d'un carnet de recherches, d'un dossier d'hypothèses. Dans un chaos savamment orchestré, trouver un mode d'organisation, atteindre le cœur du projet, élaguer, désépaissir, croître au mieux et... embellir. Bref, trouver une matrice préalable.
 

 
 
L'ambition du projet était triple : 1°) S'écrire ; 2°) Écrire sur un sujet choisi ; 3°) Se documenter dans une perspective à la fois créative et scientifique. La forme de l'objet fut dès le début posée non pas comme une proposition à discuter aimablement autour d'un café ou dans un train filant à travers la campagne plate et gelée, mais comme une fin non négociable à chaque instant : l'abécédaire.  Le mot lâché fait toujours sourire car il est associé par habitude à l'enfance et à sa vocation, celle de faire découvrir le Monde (ou un monde) à un enfant à travers des images et des mots. Longtemps, les images et les mots y furent stéréotypés, répondant à la fois à une volonté pédagogique, à des modes dans la représentation des objets, des animaux, des êtres humains ou de la nature et à des cadres de lecture et de partage, un public particulier. 
 
Le genre, car c'en est un selon moi l'Abécédaire est devenu un genre sera le lieu d'explorations riches au fil des époques : artistes et écrivains, poètes ou théoriciens, documentalistes, enseignants (peut-être en tout premier lieu), trouvent dans cette manière de présenter l'information ou une information (et de la représenter) un outil efficace et un objet de créations graphiques ou plastiques gestuelles textuelles ou sonores, d'un usage facile et d'une réception immédiate. L'immédiateté dans la saisie de mon objet n'a jamais signifié simplicité du sujet représenté. L'abécédaire, parce qu'il inventorie des réalités dans lesquelles il opère des choix, ne peut tendre ontologiquement vers une exhaustivité. Il est une forme rassemblant d'autres formes les plus significatives, sélectionnées parmi d'autres, aussi, mon Arbre exposé dans ce cadre ne pourra être simple ni sa représentation tomber dans une vulgaire simplicité.
 
L'Arbre que j'entends exposer et (re)présenter par les mots, les images, apparaît dans sa "diversitude", déjà en 2014. Puis, après une sorte de boulimie qui, je le pense aujourd'hui était la conséquence intestine et mentale directe à une trop grande frustration intellectuelle, une sorte de réaction compensatrice douloureuse à travers laquelle je multiplie les contacts avec mon arbre, j'entre, dans une sorte de morte saison. 
 
Chercher à répondre ou déjouer l'injonction posée qu'il faut intéresser d'abord les autres avant soi, me paraît plus qu'inaccessible, non essentielle, pire, hors sujet. 
 
Comment rallumer sa propre flamme ? Comment réactiver un projet qui dès qu'il est approché ouvre soudain d'anciennes blessures narcissiques ? Les idées ne sont rien si aucune envie, motivation  ni feu ne les (trans)portent, de cela je suis convaincue. Ce feu qui permet que se consument les obstacles de tous ordres jetés sur le chemin et jalonnant un parcours de réalisations. Imposer une idée demande de la force ; l'Arbre qui cherchait à tout prix la forme d'expression et de vie attendue exigea une dépense d'énergie importante pour réussir ; j'eus besoin d'une grande concentration pour y mal parvenir ; il ne restait par conséquent plus rien pour le défendre ou attendre qu'advienne une forme satisfaisante. (La précipitation bloqua la saine entreprise de recherche amorcée.) 

Il me fallut rencontrer ailleurs un enthousiasme et une passion semblables à la mienne, en outre, le désir "simple", je veux dire évident, manifeste, de célébrer son intérêt pour les arbres, de quelque nature que soit cet intérêt. Il me fallut approcher la réalité de l'arbre chez d'autres, dans le cadre d'expositions surtout, pour que renaisse en moi la nécessité de revenir à ma "lubie". Parcourir la campagne ensoleillée et ses forêts odorantes y fut aussi pour beaucoup dans ce regain d'intérêt. C'est ainsi que je me suis remise au travail, bien décidée à liquider mes atermoiements comme à panser les vieilles blessures et à les penser comme signe et non plus comme symptôme, c'est-à-dire, troquer une image négative   l'échec contre l'image plus engageante et stimulante d'une première tentative nécessitant des approfondissements ultérieurs. 
 
Mon arbre du souvenirc'est sa nature ! renvoie à des quantités d'arbres tous différents dont les contours échappent à la détermination stable, facile, permanente, à la composition maîtrisée, au dessein net et au dessin précis aisément reconnaissable. Il est l'arbre de mon enfance, grelottant derrière une fenêtre nue, il est l'arbre de mes années de collège bagarreuses et amoureuses et de mes années de lycée... Il est comme un mantra ramenant la paix dans mon désordre intérieur... Il est objet de toutes beautés. Méritant de prendre formes différemment et dans des modalités autres, je poursuis mon projet avec des nouveaux guides et l'esprit neuf, autant se faire que peut.

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Encours : Projet qui sans cadre(s) ni objectif(s) définis clairement au départ avance comme un projet véritable. Le choix d'un format, d'un support ou d'une technique, les deux ou les trois, aide grandement, cependant, à faciliter la marche en avant du projet qui n'a pas l'air d'en être un. Du moins au début (je me répète). 

Contact : Je parle de "contacts" au pluriel car il s'agit de parler d'une expérience qui se nourrit de gestes nombreux mais non équivalents. Entrer en "contact", c'est selon mon point de vue, se mettre dans une disposition d'esprit pour accueillir ce qui vient lorsque je me mets à songer à un arbre, à ses feuilles, à son tronc peut-être ou au vent soufflant sur sa cime... Être en "contact" peut signifier également se trouver dans la proximité de au point de pouvoir toucher, cela devient un acte physique volontaire. C'est enfin suggérer une sorte de lien changeant avec l'objet que représente l'arbre, objet de création, de recherche et de souvenirs.

Exemple 1 : Une première (et nouvelle) forme de restitution du sujet ? Dans le cadre d'un cabaret littéraire en ligne, une lecture à voix haute d'un texte appartenant un triptyque traitant du jeu et du potentiel ludique des arbres

http://www.lehorlart.com/2020/11/l-arbre-du-souvenir-une-experience-enfantine.htm.html

©ema dée